Quels sont les droits des aidants ?

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De quelles aides financières avez-vous besoin pour prendre soin d’un parent âgé ?

Le statut d’aidant familial ouvre des droits à différents types d’aide financière et à des congés spécifiques. L’aidant familial assiste une personne dépendante sur une base régulière, non professionnelle, permanente ou non permanente. L’assistance fournie peut prendre de nombreuses formes. Il peut en effet s’agir de différents types de soins, mais aussi d’aide administrative, d’activités domestiques, de courses…

Si vous aidez un parent âgé, ce dernier peut bénéficier de l’Apa (allocation d’autonomie personnalisée). Si c’est le cas, cette aide peut être utilisée pour vous payer en tant que soignant familial. Toutefois, cela n’est pas possible si vous êtes son conjoint, partenaire ou partenaire de PACS. Cette rémunération est considérée comme un salaire. Vous bénéficiez donc des droits sociaux attachés : sécurité sociale, assurance vieillesse, congés payés.

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Le proche aidé doit alors s’acquitter de ses obligations en tant qu’employeur. Il déclare votre embauche à l’Urssaf. Il respecte toutes les obligations prévues par le Code du travail : contrat de travail, fiches de paie… Ce parent paie également des cotisations sociales…

De plus, si votre parent âgé que vous aidez reçoit de l’APA, vous pouvez bénéficier d’un droit de répit. Elle a pour but de permettre aux soignants de se reposer. En 2021, l’accueil de la personne assistée dans une réception de jour ou un hébergement temporaire peut ainsi être financé jusqu’à 506,71€ (au-delà des plafonds Apa). Pour faire valoir ce droit, vous devez contacter votre conseil départemental.

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Quelle aide financière pour prendre soin d’une personne handicapée ?

Les personnes assistées qui reçoivent l’allocation d’indemnisation en cas d’invalidité (PCH) bénéficient d’autres types d’assistance, y compris une assistance dite « humaine ». Ce dernier vous permet de payer ou d’indemniser un soignant familial.

Son montant est de 3,94 €/heure ou 5,91 €/heure si le soignant diminue ou quitte son activité professionnelle. Pour bénéficier de cette aide financière, rapprochez-vous de le MDPH (Departmental House for Disabled Persons) dont dépend votre proche.

Quelles sont les conditions de l’AEEH pour un soignant familial d’un enfant handicapé ?

Vous assumez la prise en charge efficace et continue de votre enfant handicapé âgé de moins de 20 ans. Vous pouvez ensuite bénéficier de l’allocation scolaire pour enfants handicapés (AEEH). Le but de cette assistance est de contribuer à la fois à l’éducation de votre enfant et aux soins dont il a besoin.

Le montant de base de l’AEEH est fixé à 132,74 euros par mois depuis le 1er avril 2021. Les droits sont ouverts dans le mois suivant la soumission du dossier au MDPH. Le montant du supplément AEEH varie selon la catégorie qui dépend des jeunes handicapés : de 99,46€ pour la 1ère catégorie à 1 125,29€ pour la 6e catégorie.

Une demande d’augmentation des « parents isolés » peut être faite en sus du supplément AEEH à la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), à l’exception du 1ère catégorie.

Qu’est-ce qui aide à prendre soin d’un être cher invalide ?

Les personnes handicapées peuvent bénéficier d’une augmentation de leur pension d’invalidité si une tierce personne les aide dans leur vie quotidienne. Ce supplément de tiers (PGT) peut être utilisé pour payer le soignant familial.

Son montant est de 1 125,29€ par mois (non imposable). C’est la CPAM qui détermine si le proche assisté peut en bénéficier. Vous devez donc contacter votre CPAM ou celle du proche que vous aidez.

En outre, le congé du soignant peut donner lieu à une indemnisation sous la forme d’une indemnité journalière de l’aidant naturel (AJPA).

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