Quels sont les revenus pris en compte par l’Anah ?

14360 euros. C’est le revenu fiscal de référence qui fait basculer, pour une personne seule, du côté des “ressources très modestes” selon l’Anah. Ce seuil, loin d’être anodin, trace la frontière entre ceux qui peuvent prétendre à une aide pour rénover leur logement et ceux qui devront patienter. Car derrière les sigles et les barèmes, se joue la possibilité de vivre dans un logement digne, adapté, et moins énergivore.

Les aides financières pour améliorer ou réhabiliter un logement, c’est le cœur de la mission de l’Anah. L’agence ne s’adresse pas à tous, mais cible clairement les propriétaires occupants, les bailleurs privés, et les copropriétés en difficulté. Priorité absolue à la lutte contre l’habitat indigne et fortement dégradé, à la rénovation énergétique, à l’adaptation du logement au vieillissement ou au handicap, et à la lutte contre la précarité. Ces interventions peuvent être menées en partenariat avec les collectivités locales à travers des opérations programmées (Opah) ou dans le cadre de plans nationaux pilotés par l’État.

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Quels plafonds de revenus retenir ?

Pour bénéficier des aides de l’Anah, il ne suffit pas d’avoir un projet de travaux : il faut aussi que les revenus du foyer ne dépassent pas un certain plafond, fixé nationalement. Ces barèmes, révisés chaque année, distinguent deux catégories : les “ressources modestes” et les “ressources très modestes”. Les montants retenus correspondent au revenu fiscal de référence figurant sur l’avis d’imposition.

Voici les plafonds de ressources applicables pour une demande d’aide déposée en 2017 (revenu fiscal 2015) :

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Nombre de personnes dans le ménage Ressources très modestes (€) Ressources modestes (€)
1 14 360 18 409
2 21 001 26 923
3 25 257 32 377
4 29 506 37 826
5 33 774 43 297
Par personne supplémentaire 4 257 5 454

Ces plafonds sont mis à jour au début de chaque année et s’appliquent à toutes les demandes déposées à partir du 1er janvier. Ils déterminent non seulement l’accès aux aides, mais aussi le taux de subvention accordé.

Pour les propriétaires comme pour les locataires, le principe reste le même : plus les ressources du foyer sont faibles, plus la participation de l’Anah sera élevée. Mais attention, chaque dossier est examiné en commission et doit répondre à des priorités locales.

Les aides pour les propriétaires occupants

L’Anah propose plusieurs types de subventions selon la nature des travaux envisagés. Voici les principales catégories :

  • Travaux d’adaptation du logement (handicap ou perte d’autonomie)
  • Rénovation énergétique
  • Réhabilitation d’un logement très dégradé ou insalubre
  • Travaux pour la sécurité et la salubrité

Pour chaque type de projet, des plafonds de travaux et des taux de subvention sont définis :

Travaux d’adaptation (handicap, perte d’autonomie)

Situation Travaux plafonnés à 20 000€ HT
Ressources modestes 35 % du montant HT retenu
Ressources très modestes 50 % du montant HT retenu

Rénovation énergétique

Situation Travaux plafonnés à 13 000€ HT
Ressources modestes 35 % du montant HT retenu
Ressources très modestes 50 % du montant HT retenu

Réhabilitation d’un logement très dégradé ou insalubre

Situation Travaux plafonnés à 50 000€ HT
Ressources modestes 50 % du montant HT retenu
Ressources très modestes 50 % du montant HT retenu

Sécurité et salubrité du logement

Situation Travaux plafonnés à 20 000€ HT
Ressources modestes 50 % du montant HT retenu
Ressources très modestes 50 % du montant HT retenu

Les subventions évoquées ci-dessus sont données à titre indicatif : seuls les dossiers validés en commission peuvent aboutir à un financement.

Le programme « Vivre mieux » : rénovation énergétique pour les foyers modestes

L’Anah pilote aussi le programme national « Vivre mieux », dédié à la rénovation thermique des logements. Son objectif : aider les propriétaires occupants aux revenus modestes à financer les travaux qui amélioreront nettement la performance énergétique de leur maison. Pour être éligible, il faut viser une baisse d’au moins 25 % de la consommation d’énergie.

La subvention « Vivre mieux » se présente sous la forme d’une prime forfaitaire, attribuée en complément de l’aide principale de l’Anah, et uniquement si un Contrat Local d’Engagement (CLE) contre la précarité énergétique est en place sur le territoire. Voici les montants applicables :

Situation Montant de la prime
Ressources modestes 10 % du montant des travaux subventionnables, plafonné à 1 600 €
Ressources très modestes 10 % du montant des travaux subventionnables, plafonné à 2 000 €

À noter : ces aides ne sont jamais automatiques et chaque dossier passe en commission. Elles ne peuvent être obtenues qu’en complément d’une aide principale de l’Anah.

Les conditions pour les propriétaires bailleurs

Les bailleurs privés peuvent aussi prétendre à des subventions, sous réserve de signer une convention avec l’Anah. Cette convention engage le propriétaire à :

  • Louer le logement comme résidence principale pendant au moins 9 ans
  • Respecter un plafond de loyer, calculé selon la zone géographique
  • Louer à un ménage dont les ressources ne dépassent pas certains plafonds

Autrement dit : en échange de la subvention, le propriétaire s’engage sur la durée et le niveau de loyer, tout en réservant le logement à des ménages modestes. Pour connaître le détail des plafonds de loyers et de ressources selon la région, il est possible de consulter les annexes officielles de l’Anah.

Conditions techniques et types de travaux

Les dossiers d’aide concernent deux grandes familles de travaux : la réhabilitation lourde de logements très dégradés ou insalubres, et les chantiers d’amélioration (adaptation, rénovation énergétique, sécurité, salubrité). Les critères d’éligibilité varient selon la gravité de la situation et la nature du projet. En pratique, le projet doit toujours permettre d’atteindre au moins l’étiquette énergétique D (ou E en chauffage électrique), sauf exceptions validées.

Nature des travaux Plafond de travaux subventionnables Taux maximal de subvention
Réhabilitation lourde d’un logement indigne ou insalubre (ID ≥ 0,55) 1 000 € HT/m² (max. 80 m²), soit jusqu’à 80 000 € HT/logement 35 % des travaux retenus
Travaux de sécurité et santé (insalubrité, risques, etc.) 750 € HT/m² (max. 80 m²), jusqu’à 60 000 € HT/logement 35 % des travaux retenus
Aménagement pour l’autonomie (après diagnostic)
Réhabilitation d’un logement dégradé (0,35 ≤ ID) 25 % des travaux retenus
Lutte contre la précarité énergétique
Travaux suivant procédure RSD ou contrôle de décence
Transformation de locaux (cas particuliers)

Aide à la transition énergétique du programme « Vivre mieux »

Dans le secteur locatif, le programme « Vivre mieux » s’adresse aux propriétaires réalisant des travaux de rénovation thermique permettant un gain de performance énergétique d’au moins 35 %. L’aide prend la forme d’une prime de 1 500 € par logement, non cumulable pour un même logement et un même bénéficiaire. Là encore, un contrat de location à loyer maîtrisé est indispensable.

Dans les secteurs dits « diffus », le portage du projet peut être assuré par SoliHa Ariège. Des frais de dossier sont à prévoir pour toute demande de subvention.

Quid des locataires ?

Les locataires ne sont pas oubliés : dans certains cas, ils peuvent solliciter une aide de l’Anah pour adapter leur logement à une situation de handicap ou à une perte d’autonomie. Les conditions de ressources sont identiques à celles appliquées aux propriétaires occupants.

Nombre de personnes dans le ménage Ressources très modestes (€) Ressources modestes (€)
1 14 360 18 409
2 21 001 26 923
3 25 257 32 377
4 29 506 37 826
5 33 774 43 297
Par personne supplémentaire 4 257 5 454

Pour les locataires, le taux de subvention appliqué dépendra comme pour les autres publics de la situation du foyer :

Situation Travaux plafonnés à 20 000€ HT
Ressources modestes 35 % du montant HT retenu
Ressources très modestes 50 % du montant HT retenu

À noter : seuls les travaux ne touchant pas au bâti sont éligibles pour les locataires.

Rien n’est automatique, et chaque cas est examiné par la commission. Pour toute question ou pour monter un dossier, il ne faut pas hésiter à se rapprocher de l’Anah ou des opérateurs locaux. La ligne d’arrivée, c’est un logement plus confortable, plus sûr, et enfin adapté à la vie de ses occupants. Qui ne voudrait pas franchir ce seuil ?

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