Comment choisir un bon audioprothésiste ?

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Tout d’abord, il convient de noter que seuls les professionnels de l’audition sont en mesure d’équiper une personne malentendante.

En effet, l’article L4361-1 du Code de la santé publique : « Toute personne qui réalise l’équipement des personnes malentendantes est considérée comme exerçant la profession de malentendante ». Un audioprothésiste est un professionnel qui se spécialise dans le fonctionnement des appareils auditifs et sur la façon dont ces appareils doivent être adaptés au fil du temps. Pour être audioprothésiste en France, vous devez avoir obtenu un diplôme d’État après les trois années d’études nécessaires après le BAC. Seuls 7 établissements proposent cette formation et l’accès se fait après la réussite d’un concours comprenant des tests de physique, de mathématiques et de biologie. La formation comprendra également de nombreux stages au fil des ans : — 2 semaines dans un établissement de gérontologie — 10 semaines dans un hôpital ORL de service comprenant un service d’exploration fonctionnelle audio-vestibulaire — 36 semaines dans un laboratoire de prothèses auditives. Compte tenu de l’évolution scientifique et technique de ces dernières années, des propositions sont faites pour passer de 3 à 5 ans d’études après le BAC. En outre, la profession est strictement réglementée notamment au niveau du lieu où l’audioprothésiste exercera, mais également par une déontologie stricte.

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Une offre très compétitive

En 10 ans, l’offre a doublé sur le marché pour atteindre plus de 5 000 centres où sont distribués plus de 3 300 prothésistes auditifs contre 1 000 il y a 15 ans.

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En moyenne, 200 appareils auditifs sont vendus par an et par audiologiste : — Les chiffres français sont conformes à la moyenne européenne

— La France est le pays d’Europe ayant le taux de satisfaction le plus élevé (85 %) — Le temps d’attente pour prendre rendez-vous est quasiment nul Un marché très concurrentiel : — Un marché représenté par 60 % des indépendants : — Certains indépendants font le choix d’exercer sous une bannière commune, une charte commune. — Les professionnels de l’audition travaillant en succursale représentent 30 %. — Enfin, les mutuelles auditives représentent 10 % du marché professionnel.

La concurrence est ainsi représentée sur trois axes : les indépendants, les mutualisés et les spécialistes des appareils auditifs opérant en succursale. — Il n’y a aucun obstacle à l’entrée sur le marché, comme le montrent les nouveaux venus du monde de l’optique. L’autorité de la concurrence a noté : « Depuis 2007, les nouveaux venus ont stimulé la concurrence en pratiquant des prix plus bas. Il s’agit notamment de marques d’optique dont le cœur de métier est arrivé à maturité et qui recherchent des moteurs de croissance. Ils bénéficient de leur attractivité en raison de leurs actions commerciales offensives. et leur clientèle qui comprend une proportion importante de personnes âgées. Les magasins d’optique bénéficient généralement d’un « effet d’image » par rapport aux centres d’aide auditive, car ils sont moins associés au handicap et au vieillissement. Grâce à la mutualisation des coûts structurels et aux économies publicitaires liées à l’image de la marque, ces chaînes peuvent adopter un positionnement offensif sur les prix, qui émergent nettement inférieurs à ceux des marques d’audit ou des freelances. Les critères de choix :

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le choix de l’audioprothésiste : — La recommandation du médecin ORL de l’individu est essentielle, bien avant les informations trouvées sur Internet. — Le fait que l’audioprothésiste appartienne ou non à un réseau de soins pour la complémentarité du patient. — La proximité géographique, étant donné que vous devrez vous rendre régulièrement chez le professionnel. — Le prix — La confiance inspirée par l’audioprothésiste qui établit une relation de qualité avec leurs patients. Le dernier point est étayé par l’enquête Eurotrack. En fait, 48 % des personnes sans appareil auditif déclarent être influencées par le prix et seulement 10 % par l’acousticien des aides auditives. En ce qui concerne les appareils, 49 % des personnes interrogées déclarent que l’audioprothésiste est décisif, alors que le prix ne l’est que pour 10 %. » On peut en déduire que le rôle du professionnel de l’audition est plus apprécié lorsque les patients comprennent mieux quel est son rôle. » Comme le souligne Guillaume Flahault, président de SYNEA.

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