Quelle homéopathie contre les bouffées de chaleur ?

247
Partager :

Pour éviter les bouffées de chaleur et autres symptômes désagréables de la ménopause, l’homéopathie, associée à la phytothérapie, à l’oligothérapie et à la diététique, donne d’excellents résultats.

Au moment de la ménopause, l’ovulation se termine et les ovaires cessent de produire des œstrogènes.

A découvrir également : Quel médicament pour la démence sénile ?

La chute hormonale est le premier mécanisme à l’origine de toutes les perturbations, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, maux de tête ou surpoids, que connaissent la plupart des femmes, généralement vers la cinquantaine.

Un certain nombre de mesures homéopathiques et phytothérapeutiques peuvent être prises pour éviter ces désagréments.

A lire en complément : Comment la maladie d'Alzheimer Évolue-t-elle ?

Bouffées de chaleur

En homéopathie, les grandes questions à se poser concernant les bouffées de chaleur sont essentiellement de savoir si elles sont sèches ou humides et si elles sont liées à l’émotion.

Compte tenu de la complexité du problème, il est toujours conseillé de consulter son homéopathe avant d’entreprendre un traitement ; mais en attendant l’avis du spécialiste, un certain nombre de remèdes homéopathiques sont recommandés en 9CH, à raison de trois granules deux fois par jour.

Ce sont les suivants :

En cas de bouffées de chaleur sèche

→ Aconit si le visage devient soudainement rouge et qu’il y a de l’anxiété.

Sanguinaria lorsque les joues sont en feu.

Veratrum viride lorsque le sang se précipite violemment vers la tête et qu’un battement artériel généralisé l’accompagne.

En cas de bouffées de chaleur humides

Belladona lorsque la rougeur du visage s’accompagne de sueurs chaudes.

Amylium nitrosum lorsque le battement rouge la congestion s’accompagne d’une transpiration suivie d’une sensation de froid.

Album Veratrum lorsqu’il y a une sensation d’inconfort accompagnée de sueurs froides sur tout le corps.

En cas de bouffées de chaleur liées à l’émotion

Ignatia lorsque la bouffée apparaît et disparaît rapidement suite à une émotion.

Gelsemium lorsque la rougeur du visage s’accompagne de sueurs et de déjections, toujours en lien avec l’émotion.

Nux vomica en cas de bouffées vasomotrices chez les femmes hyperactives et irritables, survenant deux heures après le repas ou vers trois heures du matin.

A ce traitement homéopathique, il faut impérativement ajouter un certain nombre de mesures alimentaires, à commencer par la réduction de la consommation de viande et l’augmentation de celle des légumes, des grains entiers et les légumineuses ; et, bien entendu, parmi ces légumineuses, en premier lieu, le soja et ses sous-produits.

Cela dit, il ne faut pas oublier que l’alcool et le café sont, la plupart du temps, responsables de la fréquence et de l’intensité de ce symptôme, et qu’il faut donc les éliminer radicalement.

D’autre part, une supplémentation en vitamine E, à raison de 800 UI par jour, devra compléter ce programme alimentaire à moins que vous ne preniez des anticoagulants.

Enfin, en ce qui concerne la phytothérapie, l’actée à grappes noires, ou simplement la sauge, prise plusieurs fois par jour sous forme de tisanes, avant, pendant et après les repas, soulagera très clairement les bouffées de chaleur nocturnes et la transpiration qui peuvent en résulter.

En phytothérapie rénovée, Melilotus TM, en fluidifiant le sang, décongestionnant et calmant, est assez indiqué en cas de bouffées de chaleur, mais à faibles doses, à savoir une dizaine de gouttes deux à trois fois par jour.

Cependant, il faudra au moins deux mois avant que ce programme ne commence à porter ses fruits.

Nous en profiterons pour commencer une activité physique soutenue qui augmentera l’intensité du symptôme dans un premier temps… avant de contribuer fortement à le réduire.

Maux de tête

Ceux qui n’en ont pas les voient apparaître, les autres les voient empirer.

Il va sans dire que les maux de tête continuels nécessitent une consultation médicale.

Sinon, nous pouvons traiter avec des remèdes homéopathiques au neuvième cent, à raison de trois pastilles deux fois par jour.

S’il y a mal à la tête accompagnée de nausées

Iris versicolor en cas de migraines d’un côté.

Sanguinaria en cas de migraines à visage rouge et acidité gastrique.

Kalium bichromicum en cas de douleurs au front et de vomissements acides.

S’il y a un mal de tête avec congestion faciale

Belladona en cas de rougeur congestive, de douleur lancinante et de transpiration.

Sanguinaria en cas de symptômes identiques mais sans transpiration.

Glonoinum en cas de congestion intense et de violents battements dans les artères.

S’il y a un mal de tête lié à une émotion

Ignatia en cas de sensations d’ongles dans la tête.

Gelsemium en cas de gravité sur la tête et le cou, et engourdissement après une peur.

Argentum nitricum s’il y a une impression d’augmentation du volume de la tête.

D’un point de vue diététique, il faut naturellement éliminer le café, le vin, la bière, le chocolat, le fromage, les corniches et le salami.

En revanche, il est conseillé d’assaisonner la plupart des plats avec du gingembre frais qui apaisera les migraines grâce à son action vasodilatatrice.

Enfin, en oligothérapie, les maux de tête sont traités au manganèse, au soufre et au manganèse-cobalt.

Perte de mémoire

Lorsque la préménopause et la ménopause entraînent une perte de mémoire, l’homéopathie, la diététique et l’oligothérapie sont idéales.

En cas de perte de mémoire après un effort mental : Kalium phosphoricum 9CH et Phosphoricum acidum 9CH, trois granules de chacun deux fois par jour.

En cas de perte de mémoire associée à la fatigue, à l’anxiété et à la mauvaise humeur : Anacardium 15CH, trois pastilles par jour.

En cas de perte de mémoire concernant les noms propres : Lycopodium 9CH, trois pastilles par jour.

Au niveau alimentaire, la levure de bière et le jus naturel de Ginkgo biloba, ainsi que tous les suppléments riches en vitamines B peuvent pallier ces carences de mémoire.

Enfin, en oligothérapie, les troubles de la mémoire ménopausique sont améliorés par le phosphore, le manganèse-cobalt-manganèse et le lithium.

Troubles cardiovasculaires

Privée de l’œstrogène qui la protégeait contre les troubles cardiovasculaires au cours de la première partie de sa vie, la femme ménopausée est exposée aux mêmes risques que ceux qui affectent les hommes en ce qui concerne d’éventuelles crises cardiaques.

Cela dit, ces troubles sont souvent liés à un terrain personnel ou familial.

Ici, le traitement homéopathique dépend naturellement du médecin qui travaillera également sous couvert d’une surveillance cardiologique régulière.

D’ autre part, il est possible de prévenir au niveau alimentaire, en consommant un ou deux grands verres de jus de raisin frais chaque jour.

Mais il va sans dire que le supplément nutritionnel au resvératrol peut remplacer cette délicieuse boisson en dehors de sa saison.

L’oligothérapie, quant à elle, va calmer les palpitations avec Manganèse, iode et manganèse-cobalt.

Enfin, un phytothérapeutique, à prendre sous forme de teinture-mère, de macérat de glycérine ou simplement de tisane, apportera toujours une aide précieuse en cas de troubles cardiovasculaires…

Ce médicament à base de plantes, l’aubépine, est en fait tonique cardiaque, hypotenseur, hypnotique et antispasmodique.

Il est particulièrement adapté aux palpitations, aux douleurs cardiaques, à l’hypertension artérielle, à l’anxiété, aux étourdissements, aux bourdonnements d’oreilles et à l’insomnie de la ménopause.

Concernant plus spécifiquement le système veineux, le cassis, qui augmente la résistance des capillaires, est utilisé en cas de troubles circulatoires de la ménopause et d’insuffisance hépatique.

Le Fragon, qui est le vasoconstricteur le plus puissant du système veineux connu en phytothérapie, trouve son indications pour les maladies veineuses, les troubles capillaires, les varices et autres troubles de la ménopause.

Le marronnier d’Inde, vasoconstricteur, tonique veineux et anticoagulant, est excellent en cas de varices ou de congestion hépatique.

Enfin, la vigne rouge est la plante circulatoire par excellence, et sera utilisée en cas de varices et de troubles ménopausiques liés à la circulation.

Ostéoporose

S’il est vrai que c’est dès l’enfance que la prévention par une alimentation saine riche en calcium assimilable doit être pratiquée pour éviter l’ostéoporose à l’âge adulte, rien n’empêche la femme ménopausée de multiplier l’entraînement en force et l’apport en vitamine D… et de utiliser des médicaments homéopathiques.

Un traitement personnalisé, associé à l’activité physique et les suppléments nutritionnels tels que la dolomite peuvent compléter un traitement hormonal qui n’est possible que lorsque le risque de fracture est très élevé.

Sinon, nous éviterons, bien entendu, l’hormonothérapie, que nous ne pouvons que déconseiller aux 85% de femmes qui ne sont pas concernées par ce problème spécifique.

La sécheresse vaginale

La fin des règles l’aggrave très souvent, mais une alimentation riche en soja, et la consommation de tisanes de trèfle rouge contribueront, la plupart du temps, à l’apaiser.

Quant au médicament homéopathique contre la sécheresse vaginale, il s’agit indéniablement de Folliculinum 4CH, qui sera pris à raison de trois granules par jour aussi longtemps que nécessaire.

Gain de poids

Il s’agit, le plus souvent, les traitements hormonaux qui provoquent le soi-disant gain de poids de la ménopause.

D’autres fois, c’est vrai, c’est un choc psychologique qui s’avère être responsable de l’accumulation de kilos en trop.

En homéopathie, nous recommandons le Thuya 15CH, à raison d’une dose par semaine pendant six mois, pour prévenir ces réactions, notamment lorsqu’une forte prédisposition dans ce sens a été constatée.

Enfin, en oligothérapie, l’obésité ménopausique peut être évitée en prenant du manganèse-cobalt et du lithium ; et en cas de cellulite Potassium, Lithium, Iode, Phosphore, Nickel, Manganèse et Cuivre-Nickel-Cobalt.

Régulation hormonale

En homéopathie, deux médicaments sont fréquemment prescrits pour réguler le déséquilibre hormonal pendant la préménopause.

Ce sont le Folliculinum 15CH, à raison d’une dose le dixième et le vingtième jour du cycle, et le Lutéinum 4CH, cinq granules du quatorzième au vingt-huitième jour.

Geneviève Maillant

Partager :